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Se rapprocher des monétaires : McGill résiste aux protections de base - Mises à jour sur les négociations de l'unité 3 #16

Notre séance de négociation avec McGill le 4 février a été tendue. Nous avons progressé sur plusieurs fronts, insisté sur les protections dont nos membres ont besoin et clarifié les points sur lesquels McGill refuse toujours de céder. Alors que nous approchons de notre discussion sur les éléments monétaires, nous entrons dans une phase où les enjeux deviennent plus élevés et la pression sur McGill augmente. Les éléments non monétaires ont révélé des lignes de faille claires : où l’employeur est prêt à moderniser nos conditions de travail, et où il résiste encore aux protections de base et à la transparence. Soyez assuré que notre comité de négociation est à vos côtés – en train de lutter pour un contrat qui représente votre réalité professionnelle. 

Assister à une séance de négociation est un excellent moyen de participer à la démocratie en milieu de travail et d’avoir son mot à dire dans VOTRE contrat – en plus, cela met de la pression sur McGill. Inscrivez-vous à notre prochaine session en utilisant ce formulaire. Vous pouvez voir le processus de vos propres yeux, comprendre ce qui est vraiment en jeu et tenir l’employeur responsable en démontrant un engagement visible des membres à la table. 

Sur une note positive, nous avons déposé des formulaires de charge de travail pour les correcteur.trice.s et les assistant.e.s de cours de premier cycle. Les formulaires de charge de travail ont changé la donne pour les auxiliaires d’enseignement – ils aident à prévenir le surmenage, fournissent des éclaircissements aux travailleur.euse.s sur l’attribution de vos heures et décrivent explicitement les attentes professionnelles. Les formulaires de charge de travail standardisés sont l’un de nos outils les plus solides pour prévenir le surmenage et faire respecter la convention collective. Nous attendons avec impatience la contre-proposition de McGill sur cette question compte tenu de son importance pour nos travailleur.euse.s ! 

Nous avons également déposé une proposition pour négocier l’article 8 (griefs) en même temps que nos deux autres unités AÉÉDEM, Unité 1 (AEs) et Unité 2 (Surveillant.e.s). Pour nous aligner sur les normes du travail au Québec, nous croyons qu’une procédure de grief normalisée pour les trois unités donnera lieu à un processus de grief plus clair pour tous les membres de l’AÉÉDEM, ce qui est essentiel pour protéger les droits de travail des membres. Nous avons hâte d’entendre la réponse de McGill à la table conjointe.

L’article 6 (Harcèlement, discrimination et violence sexuelle) continue de ne pas répondre aux intérêts directs de nos membres. McGill a accepté notre proposition d’incorporer la définition plus large de la « communauté universitaire » dans l’article lui-même, ce qui est important parce que nos membres interagissent souvent avec les étudiant.e.s, le corps professoral et le personnel en dehors des hiérarchies d’emploi traditionnelles. Cependant, ils sont réticents à inclure d’autres définitions qui clarifient la portée et la couverture de la police. Nous avons présenté de solides arguments en faveur de l’inclusion d’un langage explicite sur le morinomage, d’autant plus que ces incidents se sont produits dans l’Unité 1 (auxiliaires d’enseignement), ils sont reconnus comme une discrimination en vertu de la loi québécoise, et un langage clair empêche les préjudices et réduit les griefs. La réponse de McGill — que la politique couvre déjà cela et que le langage explicite est redondant—ne tient pas la route par rapport à cette réalité. C’était aussi leur argument lorsqu’ils ont discuté d’un libellé explicite qui prévoyait des mesures immédiates pour que les membres évitent de travailler avec des contrevenants présumés à la politique, McGill insistant sur le fait que sa politique existante couvre déjà cela. Nous savons par expérience : un langage explicite aide à prévenir les dommages et à réduire les griefs. Nous continuerons à nous battre pour cela. 

Votre équipe de négociation a fait des progrès significatifs sur la proposition non monétaire. Bien que nous ayons encore l’article 6 (harcèlement et discrimination), l’article 8 (griefs), l’article 11 (titres de poste) et l’article 13 (en particulier concernant la transparence des informations fournies par McGill au syndicat), nous nous préparons à fournir notre proposition monétaire en mars. Notre prochaine séance de négociation est cruciale. Cette prochaine réunion déterminera si nous pouvons clôturer les éléments non monétaires restants et enfin nous pencher sur les propositions financières qui ont un impact direct sur votre salaire, votre stabilité et vos conditions de travail.

De notre côté de la table, il y avait Emma Moore (4e année, relations industrielles), Donald Morard (candidat au doctorat, correcteur, histoire), Jordan Cowie (2L Faculté de droit), Guillaume Forest-Allard, notre conseiller de notre syndicat affilié Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), et Connor O’Keefe (responsable de griefs de l’unité 3). Nous avons également fait participer 4 membres à la négociation ouverte.

Avez-vous des pensées et des idées à fournir (bien sûr que oui !) ? N’hésitez pas à contacter bargaining.casual1@agsem-aeedem.ca avec vos idées, questions ou préoccupations !

Et si vous souhaitez assister à notre prochaine session de négociation le mercredi 18 février, veuillez remplir ce formulaire pour vous inscrire et nous vous contacterons !

Amour et solidarité, 

Votre comité de négociation et de soutien à la négociation

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